Quand la confiance en l’école est brisée, c’est toute la société qui est en danger

ecoleC’est la troisième rentrée scolaire depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir. Trois rentrées, trois ministres, trois ans d’une politique censée donner la « priorité à l’école » et toujours pas assez d’enseignants pour accueillir tous les élèves dans de bonnes conditions. La réforme des rythmes, loin de s’attaquer à l’échec scolaire, vient ajouter de l’inégalité à l’inégalité : horaires, contenus des activités et tarifs varient d’une commune à l’autre. Loisir éducatif pour les uns, garderie pour les autres, gratuits ici, payants ailleurs, en fonction des politiques locales.

Aujourd’hui, je voudrais avertir le président et la nouvelle ministre de l’éducation nationale : la situation est grave. Quand la confiance en l’école est brisée et que les parents ne peuvent pas espérer un avenir meilleur pour leurs enfants, quand les jeunes ne peuvent pas réaliser leurs rêves et leurs ambitions, c’est toute la société qui est en danger.

Arrêtons de désespérer les salariés, qui savent qu’on ne sortira pas de la crise économique sans développer l’éducation et avec elle l’emploi qualifié. Arrêtons de désespérer le peuple de France, qui sait que le savoir est un pouvoir et qu’il n’y a pas de véritable démocratie sans appropriation des savoirs par tous.

Il est plus que temps de faire preuve de courage, de cesser de reculer au moindre froncement de sourcil du patronat, de céder devant les gesticulations de groupuscules réactionnaires.

La nouvelle ministre de l’éducation se dit féministe : comment peut-elle se satisfaire de la suppression des ABCD de l’égalité ? Qu’attend-elle pour les rétablir et les généraliser ?

Le président affirme que l’école est une « priorité ». Qu’attend-il pour rompre avec l’austérité, pour donner à l’école et à tous les services publics les moyens dont ils ont besoin ?

Partout dans le pays, des parents, des enseignants, des citoyens luttent contre les fermetures de classes, résistent aux politiques libérales, débattent et imaginent l’école dont notre pays a besoin.

Plutôt que de les écouter, eux qui bâtissent la France de demain, le gouvernement préfère choyer les actionnaires, les spéculateurs, ceux qui construisent sur du sable pour leur seul et unique profit.

Il est insupportable que l’école laisse tant d’enfants sur le bord du chemin, alors que les savoirs jouent un rôle de plus en plus important dans notre société et que tous les enfants sont capables d’apprendre. Il est temps de construire une école de l’égalité, permettant à tous les enfants, quelle que soit leur origine sociale, de maîtriser leur avenir.

Cette année encore, la rentrée coûte cher, trop cher. Pour que l’école soit bien celle de tous, elle doit être gratuite.

Il faut certes diminuer le coût de la rentrée, notamment dans les filières professionnelles et technologiques où le matériel est souvent coûteux, mais il est également indispensable que l’école donne à tous les enfants le nécessaire pour réussir à l’école, sans recours aux cours privés. Les fonds sociaux des établissements doivent être revalorisés pour faire face aux besoins, les bourses multipliées, les transports scolaires organisés et gratuits.

Nous voulons la même école sur tout le territoire : villages, cités, centres-villes… les enfants doivent avoir accès à la même variété d’activités, de formations ou d’options. Il faut en finir avec la course au bon lycée ou à la bonne filière, qui ne profite à personne. Dès maintenant, les collectivités peuvent établir des cartes scolaires contraignantes assurant l’égalité des conditions d’étude.

A rebours de ce que prépare le gouvernement, la formation des enseignants ne peut pas non plus varier d’une académie l’autre: elle doit être la même dans tout le pays. Face à la crise de recrutement sans précédent que rencontre l’Éducation Nationale, il faut redonner un sens au métier d’enseignant, et ce ne sont pas quelques citations de Jules Ferry disséminées dans le discours de rentrée de la nouvelle Ministre qui suffiront pour cela.

Une revalorisation des salaires est évidemment indispensable, mais la formation doit aussi être repensée. Les bricolages autour des ESPé sont loin de permettre aux jeunes enseignants d’entrer sereinement dans leur métier : la formation initiale doit s’appuyer sur un pré-recrutement et une formation continue doit être développée.

La relance de l’éducation prioritaire est une urgence, mais il ne s’agit pas de construire une école à plusieurs vitesses, avec des objectifs différents pour les élèves des quartiers les plus défavorisés ! Au contraire, il faut donner plus de moyens là où il y en a plus besoin, pour que l’école puisse donner à tous les enfants une culture commune de haut niveau.

Plutôt que de surcharger les programmes, prolongeons la scolarité obligatoire, de 3 à 18 ans, avec le droit à l’école dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent. Rendons aux enfants la demi-journée d’école supprimée par la droite : pas pour la consacrer aux activités périscolaire, mais bien pour la réintégrer au temps scolaire. Avec plus de temps à consacrer aux enfants, les enseignants pourront organiser ce temps autrement : c’est le vrai moyen de lutter contre l’ennui et la fatigue des élèves !

Dès maintenant, l’État doit garantir qu’une même formation débouche sur une même qualification. Cela passe par le renforcement des diplômes nationaux et la reconnaissance de toutes les années d’étude dans les conventions collectives.

Ces propositions ne sont pas seulement celles du PCF. Elles ont grandi dans les luttes et les débats. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à les porter. Nous sommes nombreux à avoir le courage de rompre avec les politiques libérales, nombreux à porter l’ambition d’une école de l’égalité, nombreux à imaginer les chemins nouveaux pour les imposer. Ne nous laissons pas enfermer dans le désespoir. Prenons nos responsabilités : ensemble, imposons cette politique, elle est urgente et nécessaire.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Mardi 2 septembre 2014

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« Valls 2: une politique annoncée plus droitière que jamais » (P. Laurent)

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La démission du gouvernement Valls, cinq mois après son entrée en fonction, était un premier et terrible constat d’échec.

La liste du gouvernement Valls 2 en est un second, tout aussi éclatant, avec une équipe toujours plus étroite politiquement et une politique annoncée plus droitière que jamais, symbolisée par l’arrivée d’Emmanuel Macron, homme-clé des banques et de la finance.

L’exécutif s’enfonce dans une impasse dangereuse pour la France.

La politique Hollande-Valls n’obtient aucun résultat. Les causes sont connues : une austérité draconienne, une dépression de la demande par la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, des libertés et des cadeaux accrus pour la finance et et le capital, une offre productive saignée par la rémunération des dividendes. Le nouveau gouvernement va amplifier cette politique, l’échec est programmé d’avance.

La France peut gravement dévisser. L’autoritarisme et la brutalité comme méthode de gouvernement ne feront qu’accélérer cette grave crise politique.

Ce gouvernement sera incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes, pour renouer avec les exigences d’une politique de redressement national. Nous ne pouvons pas laisser faire car le prix à payer est déjà et sera plus lourd encore pour la France et les Français.

Notre colère est d’autant plus grande que des solutions et des forces existent pour une autre politique.

Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique. Des fronts larges d’action et de solutions doivent maintenant se constituer partout dans le pays pour la relance sociale, la justice fiscale, la lutte contre les gâchis de la finance, les créations d’emplois utiles aux services publics, au logement, à l’industrie et à la transition écologique, et pour la refondation démocratique de la République.

Je donne rendez-vous à la fête de l’Humanité à toutes celles et ceux qui y sont prêts.

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27-28-29 juin 2014: la fête du Travailleur Alpin, parc Dotto à Fontaine

La fête du Travailleur Alpin va se dérouler après les élections municipales et Européennes qui traduisent une sanction  sévère à l’égard de la politique d’austérité du pouvoir.

C’est dans ce contexte de crise politique avec un FN à 25% aux élections européennes, pour la première fois depuis la Libération un parti d’extrême droite est en tête d’une élection nationale, que la fête du Travailleur Alpin répond à l’appel  lancé par le  PCF au soir du 25 mai, suite aux résultats des élections Européennes.

Cet appel est  que de  cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La gauche s’est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l’ampleur d’un Front populaire du XXIe siècle. Nous appelons tous ceux qui, se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s’unir sans attendre et nous mettons le Front de gauche à leur service.

La fête du TA avec ses débats, meeting, mobilisations, solidarités offre un espace unique en Isère pour ce front populaire du XX1e siècle que nous voulons construire.

La fête sera aussi des moments festifs que nous vivrons avec des artistes  et groupes  nombreux et talentueux comme témoigne le programme de la fête que vous pourrez visionner dans une autre fenêtre, en cliquant sur l’image de l’affiche ci-dessous.

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Avec les postiers de Fontaine, défendons le Service public

tractPosteMai2014Après la fermeture du bureau Louis Maisonnat, le 30 mars, la direction de la Poste poursuit à
Fontaine la casse du service public :

  • Suppression d’au moins 5 tournées et allongement des autres.
  • Quarante facteurs et dix agents de la poste Marcel Cachin déplacés autoritairement vers le centre de tri de Sassenage.
  • Forte remise en cause du portage des colis à domicile.

Nous sommes tous perdants :

  • Les usagers : moins de postes = moins de facteurs = courriers distribués l’après-midi, retards, non distribution. Obligation de se déplacer pour aller chercher les colis…
  • Les agents : Dégradation des conditions de travail (allongement de la journée de travail, multiplication des déplacements) portant atteinte à la qualité du service rendu.

La logique du privé contre l’intérêt général
Transport, santé, communication, énergie, éducation : la proximité des services publics est un gage d’efficacité et de qualité.
Cela s’oppose aux appétits des grands groupes financiers, qui ont, hélas, le soutien de nos gouvernements, même quand ils ont une direction socialiste comme aujourd’hui !
Cette situation n’est malheureusement qu’un épisode de plus dans la longue série de dépeçages des services publics.
Nous devons tourner le dos à ces politiques qui nous conduisent dans le mur, mettent en danger la cohésion sociale et engendrent de grandes
souffrances pour les salariés de ces entreprises, qui ont choisi de s’engager pour le bien public et non d’engraisser les actionnaires !

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Marie Christine Vergiat, le Vote Front de gauche du 25 mai dans le Sud-Est

affiche-sud-estLes politiques d’austérité appliquées de manière autoritaire partout en Europe font l’objet d’un rejet massif des populations. En France, François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd’hui l’allié d’Angela Merkel et de la droite européenne, du MEDEF et des marchés.

–> Le signal des municipales n’a pas été entendu.

Quand le peuple demande des mesures en faveur des salaires, du pouvoir d’achat, de la protection sociale… François Hollande répond en nommant Manuel Valls qui annonce encore plus de cadeaux fiscaux aux entreprises du CAC 40. Cette politique, qui tourne le dos aux engagements et à une véritable politique de gauche, nous mène droit dans le mur.

Les élections européennes du 25 mai seront décisives pour redonner la parole aux citoyens.

Depuis 2005 et notre victoire confisquée contre le Traité constitutionnel européen, nous sommes restés du même côté, celui des peuples. Nous avons su rassembler par delà nos organisations.

Nous avons résisté et travaillé l’alternative politique. C’est ainsi que le Front de gauche est né.

Avec le vote Front de gauche le 25 mai, rompons

  • avec les politiques d’austérité menées en France comme dans l’Union européenne,
  • avec cette Union européenne ultralibérale qui démantèle les services publics,
  • avec une Europe qui bafoue  la démocratie et les droits sociaux et qui contourne les souverainetés populaires,
  • avec l’Europe de la finance, de la dérégulation, du dumping social et fiscal,
  • avec l’Europe du productivisme et du saccage de l’environnement,
  • Disons non au Grand Marché Transatlantique !

Le 25 mai, élisons des députés de résistance et changeons le rapport de force à gauche pour dessiner un autre avenir pour la France et pour l’Europe. Un avenir qui se préoccupe enfin des besoins humains.

Le 25 mai, votez Front de gauche

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4 Affiches pour la campagne des européennes du 25 mai 2014

4 Affiches pour la campagne des européennes du 25 mai 2014

dictature-finance- l'austerite ça suffit- les salaires au rabais ça suffit- peuple d'europe unissons nous-

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Portrait de Jean Paul Trovero dans l’Humanité dimanche du 24 avril 2014

troverohumadimancheTout juste élu maire de Fontaine (Isère), commune de la « ceinture rouge » de Grenoble, Jean-Paul Trovero s’inscrit dans une longue lignée de maires communistes depuis la Libération. Portrait.

Après une vie consacrée à l’engagement syndical, professionnel et politique, l’élection à la tête de la mairie de Fontai ne est un aboutissement pour Jean-Paul Trovero. Cette commune de 22300 habitants, séparée de Grenoble par deux ponts, est communiste depuis la Libération.

La tannerie, la taille des pierres, la maçonnerie puis des fonderies ou Ton fabriquait des télécabines ont façonné cette ville ouvrière et ses habitants, Les premiers sont ceux * qui sont descendus de la montagne », les habitants du plateau du Vercors. Puis les Siciliens, Espagnols, Grecs, Portugais, Tunisiens, Marocains et Algériens sont venus y poser leurs valises. « C’est la richesse de ce mélange de population qui nous a permis de gagner *, assure Jean-Paul Trovero, Ancien premier adjoint de Yannick Boulard, maire de Fontaine pendant 30 ans, Jean-Paul Trovero, 62 ans, est fier d’occuper le fauteuil des grands maires de la commune comme Léon Pinel et Louis Maisonnat.

Ce fils d’immigrés italiens originaires du Piémont a grandi dans le quartier populaire Saint-Bruno à Grenoble avant de s’installer à Fontaine. « Mon grand-père maternel était communiste garibaldien, maire de Caravino, près de Turin, et s’est installé à Grenoble pour fuir ie fascisme. »

Pas facile d’encaisser la présence de trois élus FN au conseil mun icipal Arrivé avec six voix d’avance devant le PS au premier tour, Jean-Paul Trovero a remporté réfection au second tour, après une quadrangu-laire PC, PS, UMP et FN. Le PS a refusé de se retirer. Aujourd’hui iî compte bien s’adresser aux 18 % d’électeurs qui ont donné leur voix au Front national au premier tour. « Je suis persuadé que ces gens ne partagent pas tous les valeurs les plus sombres du FN. Le rejet de la politique nationale, la précarité et la pauvreté sont sans doute les raisons les plus importantes dans leur choix.

Je veux tendre la main à tous, confie-t-il. Et se battre pour le vivre ensemble et la fraternité, des valeurs qui ont accompagné l’ensemble de ses engagements Entré en 1972 à la Société industrielle des combustibles nucléaires (S!€N), filiale de l’ex-Cogema, Jean-Paul Trovero était le leader CGT de l’intersyndicale qui a négocié le plan social de 2002 à la fermeture du site.

Licencié abusivement en 1992 pour activité syndicale, il avait ensuite été réintégré. « Pendant neuf mois, je n’ai pas touché de salaire, j « en ai profité pour reprendre mes études et passer un bac. Puis, j’ai obtenu une licence et maîtrise en économie, ressources humaines et gestion de remploi à l’université Pierre Mendès-France de Grenoble. » Soutenu par des amis, des militants, des « compagnons de route » comme il les appelle, Jean-Paul Trovero est devenu un bon spécialiste du groupe Cogema, mais aussi secrétaire du comité d’entreprise et délégué central du syndicat CGT. * Le site de Veurey où était installée l’entreprise comptait 800 employés

Lors de la fermeture, on est parvenu à ce que personne ne reste sur le bord de la route. » C’est ainsi qu’il voit son engagement auprès des habitants de Fontaine et du personnel communal, presque 500 agents, inquiets quant à l’avenir de leur statut à quelques mois de la métropolisaiion de Grenoble (voir l’entretien avec Sylvie Guinand. page 32). Ses trois dossiers prioritaires : les jeunes, la vie quotidienne des habitants et Grenoble métropole, prévue pour janvier 2015. « Les cartes sont redistribuées dans la région. Grenoble a un nouveau maire écolo, le président de l’intercommunalité na pas été réélu et à nous trois, la ceinture rouge autour de Grenoble, Saint-Martin-d’Hères, Êchirolles et Fontaine, nous réunissons 100 000 habitants quand Grenoble centre en compte 150000. Nous allons donc peser dans les débats car nous n’acceptons pas la métropole comme elle nous est imposée. Nous voulons défendre une métropole de projets qui respecte les services publics et qui ne centralise pas ses pouvoirs loin des citoyens. »

Même dans le foot sa passion, qu’il pratique comme éducateur sportif, il bataille pour distiller auprès des jeunes d’autres valeurs que celle de l’argent. « Ramener les jeunes au cœur de nos préoccupations, c’est ma priorité. »

MAUD DUGRAND

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