Nov 08

Financement de la Sécu : les mauvais choix du gouvernement

Rejeté par les parlementaires communistes et leur partenaires du Front de gauche, le projet 2013 de financement de la Sécurité sociale concocté par le gouvernement n’a malheusement pas pour but de répondre aux besoins de santé de la population. Il se plie par contre aux exigences d’une Commission européenne à la botte des marchés financiers.

• Ce qui est prévu

– Economie de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance maladie.

– Création d’une nouvelle taxe sur les retraites, alors qu’un retraité sur deux ne touche au maximum que 1 072 euros par mois et que le budget santé annuel à la charge des retraités atteint 1 200 euros.

– Un milliard d’euros d’économie « sur les produits de santé » (encore plus de médicaments non remboursés ?).

– Maintien de la Loi Bachelot, pourtant rejetée en 2009 par les parlementaires de gauche  parce qu’elle procédait au « démantèlement du service public hospitalier » et consacrait « l’avènement d’une médecine à deux vitesses« .

– 657 millions d’économies supplémentaires exigés de l’hôpital public. Conséquence : aggravation de la dégradation des conditions de soins, manque accentué de personnel et de chambres, délais d’attente pour consultations ou opérations atteignant plusieurs mois…

• Ce qu’en pensent les communistes

Comme ceux des années Sarkozy, c’est un budget d’austérité, qui ne répond pas aux attentes de changement de politique des Français qui ont voté pour François Hollande.

Aucune mesure significative n’est prise en faveur de ceux qui en ont le plus besoin et qui font les frais de ce budget. Par contre patrons et finance sont épargnés, voire même favorisés : le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros qui leur est accordé sera financé par une hausse de la TVA qui pénalisera chacun d’entre nous.

• Ce que proposent les communistes

Renoncer à l’instauration de la CSG sur les retraites.

– Appliquer le principe de la stricte égalité salariale entre les femmes et les hommes (l’écart de rémunération est de 27%) : l’accroissement des cotisations créera de nouvelles ressources.

– Créer une cotisation sur les revenus financiers qui rapporterait plus de 70 milliards.

– Augmenter le taux de cotisation des entreprises qui font des profits et licencient, délocalisent, développent les emplois précaires…

– Développer l’emploi : 100 000 chômeurs en moins représentent un gain  de 1,3 milliard d’euros .

– Nationaliser les grands laboratoires pharmaceutiques qui n’hésitent pas, comme Sanofi, à licencier un millier de salariés en France alors que les actionnaires se répartissent la bagatelle de 4,5  milliards d’euros !

La Confédération européenne des syndicats organise le 14 novembre une journée d’action pour l’emploi et la solidarité en Europe.

La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et Unsa appellent ce jour-là à « une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs« .

Manifestation à Grenoble

Mercredi 14 novembre à 14h

Place André Malraux

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