15 Octobre 2019 à 19H, conférence gesticulée avec Bernard Friot sur les Retraites à la MJC Nelson Mandela de Fontaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je veux décider du travail jusqu’à ma mort

Conférence gesticulée de Bernard Friot (2h)

Présentation subjective :
Plus je suis retraité, plus je suis féministe, car j’éprouve ce qu’a d’humiliant le fait d’être nié comme producteur et exalté comme « très utile », « bénévole » et autres lots de consolation. Je refuse d’être confiné dans une retraite de « solidarité intergénérationnelle ». Je refuse l’invitation à « me calmer », à « prendre du temps pour moi après avoir tant travaillé ». Je refuse un hors-travail dont l’aliénation est à la mesure de celle du travail dans le capitalisme. Je milite pour le temps sans âge, je refuse de devenir vieux à force d’être marginalisé sur l’essentiel : la responsabilité économique. Je ne veux pas être amputé, comme retraité, de l’autre dimension constitutive du travail, à côté de son utilité sociale : la production de valeur. Je veux consacrer mon expérience professionnelle à explorer, avec toutes celles et tous ceux qui sont décidés à sortir le travail de la folie anthropologique et écologique du capital, des chemins nouveaux, communistes, d’un travail qui ait sens, centré sur le travail vivant, dans la coopération et hors de toute subordination.
C’est pourquoi je refuse d’être considéré comme un improductif et d’avoir comme pension le différé de mes cotisations consignées dans un compte. J’exige au contraire d’être payé jusqu’à ma mort par une pension à 100% de mon meilleur salaire net quelle que soit ma carrière, dans la poursuite de ce qu’a construit Ambroise Croizat et la CGT en 1946. C’est pourquoi je me bats pour que toutes et tous, de 18 ans à notre mort, nous soyons mis en responsabilité de produire une valeur économique libérée de la logique capitaliste, et donc décideurs des investissements et des qualifications, propriétaires de notre outil de travail et titulaires de notre salaire, trois droits qui doivent devenir des droits de la personne, le crédit, le droit de propriété lucrative et le marché du travail étant abolis. Ce communisme du travail concret est la seule alternative, enfin offensive, à la restauration capitaliste en cours depuis Rocard et que Macron veut poursuivre en supprimant le droit au salaire pour des retraités dont la pension serait le différé de leurs cotisations.
Présentation académique :
La vieillesse est une catégorie d’analyse qui renvoie à l’extériorité du travail aux personnes dans le capitalisme. On doit « s’insérer » dans le travail comme « jeune », on peut « le perdre » comme « chômeur » et en être « libéré » comme « retraité ». En effet dans le capitalisme le travail, c’est-à-dire la partie de l’activité réputée productive, est le monopole des détenteurs des moyens de production, qui définissent hors de toute démocratie qui travaille, où, pour quoi faire. Une telle dictature sur l’essentiel de nos existences suppose que les personnes intériorisent comme normal qu’il y ait des temps sans travail, comme jeunes « avant le travail », chômeurs « pendant le travail » ou retraités « après le travail ». La forme la plus perverse de cette étrangeté des personnes au travail étant la retraite, puisque les retraités, définitivement exclus du travail, sont invités à se réjouir de cette amputation ! Définitivement amputés de toute responsabilité économique, les retraités sont condamnés au vieillissement que génère la marginalisation dans les activités marginales du bénévolat. Naît alors, autour des mutuelles, des associations et des entreprises qui vivent de la violence ainsi faite par le capitalisme aux « personnes âgées », tout un secteur économique de « lutte contre le vieillissement » aussi cynique qu’illusoire, avec injonction à la multiplication pathétique d’activités censées maintenir la bonne santé physique et mentale – à la place de l’essentiel absent, le travail. On observe la même violence pour les jeunes adultes, niés comme productifs et donc sans droit au salaire de la convention collective ou au statut de fonctionnaires, et incités à multiplier les « activités d’insertion » (stages, volontariat, service civique, CDD à la tâche).
Contre ce déni, le communisme en train de se construire a commencé à instituer un droit politique au salaire : les fonctionnaires, les salariés à statut, ont un salaire à la qualification personnelle. C’est leur personne qui est qualifiée, pas leur emploi. Sur ce modèle, les trois-quarts des pensions sont depuis 1946 calculées comme la poursuite du salaire et non pas comme la contrepartie de cotisations passées. Un tel droit au salaire déconnecté de l’emploi commence ainsi à définir des personnes reconnues comme productives en tant que personnes et non pas parce qu’elles ont un emploi. La retraite avec droit à la poursuite de son salaire libère non pas du travail mais du marché du travail. D’où l’enjeu pour la classe dirigeante d’en finir avec le droit au salaire pour les retraités et de construire la pension de retraite non plus comme la poursuite du meilleur salaire mais comme la contrepartie des cotisations de carrière. La lutte pour que chacun devienne à 50 ans titulaire à vie de son salaire (porté au salaire moyen de 2300 euros s’il est inférieur et pouvant augmenter jusqu’à un plafond de 5000 euros) et soit en responsabilité de contribuer à l’auto-organisation des travailleurs est l’antidote du projet de retraite par comptes à points. Elle relève de la même libération qu’un droit au salaire pour les jeunes, à instituer comme enrichissement de la citoyenneté : de 18 ans à sa mort, chacun doit avoir droit à une qualification personnelle, progressant par épreuves de qualification, qui le fasse titulaire de son salaire.
Bio :
Bernard Friot, professeur émérite à l’Université Paris Nanterre, est économiste et sociologue du travail. Ses travaux portent sur la sécurité sociale et plus généralement sur les institutions du salariat nées au 20ème siècle en Europe continentale. Chercheur à l’IDHES, il y est membre de l’Institut européen du salariat (www.ies-salariat.org). Adhérent à la FSU et au PCF, il participe à deux associations d’éducation populaire politique : Réseau Salariat (www.reseau-salariat.info) où il co-organise un séminaire mensuel à la Bourse du Travail de Paris, et L’Ardeur (www.ardeur.net) avec laquelle il donne deux conférences gesticulées : Oui à la révolution communiste du travail et Je veux décider du travail jusqu’à ma mort. Il a récemment publié chez PIE-Peter Lang (Bruxelles), avec Bernadette Clasquin, The Wage under Attack : Employment Policies in Europe (2013), à l’Atelier de création libertaire (Lyon) un débat avec Anselm Jappe : Après l’économie de marché ? Une controverse (2014) et à La Dispute (Paris) L’enjeu du salaire (2012), Puissances du salariat (2012, nouvelle édition augmentée), Emanciper le travail, entretiens avec Patrick Zech (2014, édition revue en 2015), Vaincre Macron (2017), Le travail, enjeu des retraites (2019).

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Municipales et Métropolitaines 2020, des élu·e·s qui se battent ça existe

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Municipales 2020: une démarche de large rassemblement en construction

Cette conférence de presse du 21 juin 2019, était prévue à l’arrière du parking de la Mairie. Suite aux alertes météo, nous l’avons déplacée à la salle Eugénie Cotton de Fontaine.

Elle s’est tenue en présence d’une partie des citoyennes et citoyens impliqués dans la vie municipale, d’une partie des élu·e·s de la majorité municipale, autour de Laurent Jadeau et Sylvie Baldacchino, de représentant·e·s des formations de gauche dont Amélie Amore, secrétaire de la section du Parti socialiste, de Willy Pepelnjak, secrétaire de la section PCF, de Fontaine.

Les différentes interventions dont celle de Michel Barrionuevo, co-coordinateur se sont appuyées sur le travail déjà réalisé :

« Il y a un peu plus de 4 mois, le 14 février 2019, nous avons lancé une invitation aux membres du comité de soutien de 2014, aux élu·e·s du groupe majoritaire à se rassembler à l’occasion des municipales de 2020.
Lors de cette réunion nous avons constitué 3 ateliers thématiques : un atelier Vie sociale, éducation, sport et culture, un second Cadre de vie, écologie et environnement, et le 3ème consacré aux Services publics de proximité, en ayant en tête à ce moment-là, notre pleine campagne de signatures pour exiger le maintien de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie sur Fontaine, pour une ouverture 5 jours sur 7 sur la base du fonctionnement qui a prédominé jusqu’en septembre 2018.
Pour être davantage opérationnel, nous avons mis en place un comité de campagne pluraliste qui a proposé un texte d’appel. Sur la base de ce texte initial, nous avons édité notre premier document de campagne.
Nous privilégions le rassemblement contre l’austérité et pour le bien-être de la population à travers l’union la plus large en nous appuyant sur toutes les forces de gauche et de l’écologie.
Comme nous le disons dans l’appel : depuis la Libération, les différentes municipalités ont construit la ville que nous aimons autour de valeurs fortes : égalité, solidarité, laïcité, vivre ensemble, justice sociale, préservation environnementale, démocratie locale, etc..
Ces valeurs fortes, se sont toujours concrétisées dans des actions pour la défense des services publics, pour l’enfance, la famille, les personnes âgées, dans les équipements culturels, sportifs, éducatifs et de santé, gratuitement ou à des tarifs accessibles.
Pour imager Fontaine, la Résistante, citons par exemple, la venue de la première ligne du tramway ou bien la création de la ligne 26 de bus, les luttes contre les réductions budgétaires de l’Etat, pour l’ouverture d’un commissariat de police, mais aussi pour la défense de la Poste et dernièrement de la Sécurité sociale.
Citons les gratuités, la bibliothèque, les activités périscolaires, 3 POM, mais aussi le stationnement. Nous sommes favorables à d’autres gratuités, comme celle des transports publics et avec d’autres, nous menons le combat à l’échelle du SMTC.
Des publicistes parlent de Fontaine, comme d’une ville qui fait rêver, en citant son tissu associatif, ses différents équipements.
Forts du bilan des différentes municipalités et de l’équipe de la majorité sortante, nous voulons aller plus loin en impliquant davantage les fontainoises et les fontainois pour construire ensemble le programme 2020-2026, en tenant compte des différentes compétences.
Nous avons choisi dans un premier temps, un titre qui illustre ce qu’est Fontaine, humaine et citoyenne, ce ne sera pas pour autant le nom qui sera donné à notre liste.
Nous disons aux fontainoises et aux fontainois, construisons ce programme citoyen dans l’écoute, le dialogue, la pluralité. Venez, vous informer, notamment sur le réalisé, mais surtout impliquez-vous !
Durant cet été, rejoignez cet appel au rassemblement, notre ambition est de poursuivre le travail accompli, soyons nombreux ! ».

En écho, Amélie Amore s’est appuyée sur cette co-construction. Laurent Jadeau est revenu sur la question des Services publics de proximité et le travail accompli et à venir avec le Maire Jean-Paul Trovero et l’ensemble de l’équipe municipale jusqu’à la fin du mandat. En conclusion, Sylvie Baldacchino dira qu’il faut s’atteler à réunir les forces vives de Fontaine.

Ce week-end, nous irons à la rencontre de la population sur le marché de Fontaine.

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Devant la CPAM de Fontaine rassemblement du 23 mai 2019 pour exiger le maintien de la caisse

Un rassemblement à l’initiative de la section PCF Fontaine rive gauche du Drac s’est tenu le jeudi 23 mai 2019 à 14H, devant l’antenne locale de la CPAM.

Voici l’intervention faite par Michel Barrionuevo:

C’est devant cette antenne de la caisse de Fontaine que nous avons lancé, lors du premier rassemblement, le 18 janvier dernier, une pétition demandant le maintien de la CPAM à Fontaine.

La caisse de Fontaine dessert toutes les communes de la rive gauche du Drac, le plateau du Vercors et Grenoble ouest.

Les communistes de notre section, de nombreuses citoyennes et citoyens attachés au maintien de la proximité de la Sécurité sociale, se sont mobilisés pour faire signer cette pétition.

Cette Sécurité sociale bâtie à partir des orientations contenues dans le programme du Conseil National de la Résistance, « les jours heureux » est née sous l’impulsion du Ministre communiste du Travail, Ambroise Croizat.

Sitôt créée, les forces de la finance et le grand patronat l’ont combattue sans relâche pour effacer son contenu solidaire et la démanteler.

A chaque fois, des femmes, des hommes se sont mobilisés pour dire « la Sécu est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder. »

Le libéralisme ne s’avoue jamais vaincu et tente de remettre en cause, les conquis des luttes.

Lorsque l’objectif du pouvoir est de supprimer 120 000 postes dans la fonction publique, cela relève de la tentative de casser les Services Publics.

Au nom du tout numérique, la direction de la CPAM tente de supprimer la proximité, qu’importe pour elle, les assurés sociaux qui n’auront pu s’adapter à cette transition.

Les spots publicitaires pour l’ouverture de comptes Ameli, ou pour l’ouverture du Dossier Médical Partagé ont pour but premier d’accélérer cette transition.

Le 18 janvier, j’avais cité la position du Défenseur des Droits sur cette marche forcée du tout numérique.

Comme hier, aujourd‘hui et demain encore, nous continuerons d’appeler à la mobilisation pour la défense des Service publics de proximité.

Cet élan s’est concrétisé par l’adoption à l’unanimité de vœux pour le maintien de la Caisse de Fontaine, dans les Conseils municipaux de Fontaine et Sassenage.

Par la remise d’un premier paquet de 1 747 signatures, à l’attention de la Directrice de la CPAM, le 25 mars dernier, par une adresse aux agents du Siège, le 28 mars et par un rassemblement organisé l’après-midi, en même temps que se tenait la réunion du Conseil d’administration.

A l’occasion de ce rassemblement, la fédération de l’Isère du PCF a lancé un appel à la riposte et à la convergence, en présence de gilets jaunes, d’agents de la CPAM, d’élus locaux, de syndicalistes, de citoyens et citoyennes, de jeunes communistes.

Le plan voté par le Conseil d’administration s’attaque à 10 agences, c’est le démantèlement de la proximité qui relève d’un cynisme absolu pour décourager les usagers et par la suite fermer à tour de bras.

Pour Fontaine, la Directrice ne parle plus de fermeture, mais de transformer l’agence en point d’accueil, ouvert seulement 2 jours par semaine, comme cela est le cas sur cette caisse depuis le mois d’octobre dernier.

Un point d’accueil, ce n’est plus le traitement de dossiers, l’accompagnement mais simplement un espace de renseignement.

L’entrevue entre la Directrice de la CPAM et le Maire de Fontaine, Jean Paul Trovero, accompagné des adjointes en charge du dossier, s’est soldée par un échec.

Non seulement, l’agence n’ouvrirait plus 5 jours par semaine, comme cela était le cas jusqu’en septembre dernier, mais la Directrice demande l’hébergement totalement gratuit, loyer et fluides du point d’accueil, et se refuse à assurer le moindre engagement pérenne.

Pour les assurés sociaux de Fontaine, c’est la double peine, s’acquitter des cotisations sociales et devoir financer par l’impôt local la charge induite par les coûts d’investissements et de maintenance des locaux, sans aucune assurance du maintien du service public.

Tout cela pour permettre la réalisation d’une opération immobilière sur les 700 mètres carrés des locaux actuels.

C’est inacceptable !

Le combat s’est poursuivi avec la pétition initiale que nous avions mis à la disposition de nos concitoyennes et concitoyens. Je citerai l’exemple du docteur Françoise Betton de Sassenage à qui j’avais remis à sa demande 2 feuilles. Lors de ses consultations, dans sa salle d’attente les patientes et patients ont pu la signer et elle m’a retourné ces pages recto-verso recouvertes de noms, il y a une semaine.

Le combat pour la mobilisation continue à l’échelle départementale sur la base d’une nouvelle pétition contre le plan historique d’économies sur le dos des assurés sociaux, en s’attaquant aux accueils du public.

Des rassemblements se sont tenus :

  • Mardi sur Rives, Bourgoin-Jallieu, Froges, Morestel
  • Mercredi sur Vizille

Aujourd’hui à Fontaine, nous voulons réaffirmer notre position : le maintien d’une caisse ouverte chaque jour de la semaine, avec pour les assurés sociaux la possibilité pleine et entière d’instruire les dossiers et toutes les démarches dans le sens premier de la création de la Sécurité sociale : de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.

Pour comme le disait Ambroise Croizat : « Mettre définitivement l’homme à l’abri du besoin, en finir avec la souffrance et les angoisses du lendemain »

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Le 26 mai, Votez IAN BROSSAT, le vote rentable à gauche

Dans cette dernière semaine de campagne, nous diffusons les Infos du Café Rouge reprenant les appels à voter Ian Brossat des cantons de Fontaine Seyssinet & Fontaine Vercors.

Jeudi 6 mai, s’est tenu le meeting de Japy à Paris, vous trouverez ci-dessous la vidéo intégrale.

Ci-dessous également, l’intervention de Lucie MARTIN, la benjamine de la liste conduite par Ian BROSSAT au repas fraternel de la section de Fontaine rive gauche du Drac.

Ian Brossat a donné un interview au journal l’Humanité du 17 mai, nous portons à votre connaissance cet entretien :

À dix jours du scrutin, le gouvernement, malgré les mobilisations sociales, continue de détricoter les droits en s’attaquant, cette fois, à la fonction publique. Comment « mettre un carton rouge à Macron », le 26 mai ? Est-il votre principal adversaire dans cette campagne ?

Ian Brossat Nous avons deux adversaires dans cette campagne. Les macronistes au pouvoir et leur concurrent favori, l’extrême droite. Emmanuel Macron et Marine Le Pen se livrent à une mise en scène ridicule où l’un prétend faire barrage à l’autre. Ils réduisent cette élection à ce faux duel entre fachos et libéraux dans le but commun d’évincer la gauche. Ce que nous proposons, c’est de faire émerger une gauche claire et offensive sur le devant de la scène, et pour cela d’utiliser notre bulletin rouge, le bulletin du Parti communiste et de la liste que je conduis.

Vous proposez une « clause de non-régression sociale ». Qu’y gagneraient concrètement les européen-nes ?

Ian Brossat La clause de non-régression, c’est une assurance-vie contre les réformes libérales imposées par Bruxelles. Les directives de libéralisation nous ont poussés à démanteler nos entreprises publiques, à instaurer la concurrence au détriment des usagers et des salariés. Dans le domaine de l’énergie, ils promettaient que la concurrence ferait baisser les prix, c’est le contraire qui est arrivé. Le prix de l’électricité va augmenter de 6 % la semaine qui suit les élections ! Nous assistons au même triste spectacle dans le domaine du ferroviaire, avec le démantèlement de la SNCF et les tarifs des billets de train qui s’envolent déjà. La clause de non-régression est un outil tout simple : les textes européens ne pourront qu’améliorer les droits des salarié.e.s. Les peuples auront un droit de veto automatique face à toute tentative de faire passer de nouvelles régressions, comme la directive Bolkestein et le travail détaché. Et tant pis pour les lobbyistes des multinationales.

Les traités budgétaires européens sont souvent invoqués pour tenter de discréditer toute alternative en Europe. Ce débat est-il pour vous dépassé ? Quelle méthode préconisez-vous pour s’affranchir des règles austéritaires ?

Ian Brossat Il faut rompre avec la logique des traités. Ils ont fait de l’Union européenne l’inverse de ce qu’elle devait être. Au lieu de la paix, de la croissance et de la justice, on a obtenu la concurrence, la crise et la précarité. On nous a vendu Flipper le dauphin et on se retrouve avec le requin des Dents de la mer… S’affranchir des traités, c’est possible. Dans la réalité, les gouvernements français ou allemand l’ont déjà fait à de nombreuses reprises, quand leurs dirigeants jugeaient que c’était utile… Parallèlement, nous pouvons écrire de nouveaux traités pour faire de l’Union européenne un outil de progrès social avec tous les pays membres qui le souhaitent. Aujourd’hui, la Commission européenne lance des procédures de sanction pour déficit excessif. Elle en a lancé 24 depuis 2011. À quand une procédure de sanction pour « pauvreté excessive » face aux gouvernements qui ne font rien pour réduire les inégalités ? Nous comptons 87 millions de pauvres au sein de l’Union européenne, 10 de plus qu’il y a 10 ans. C’est le système de valeur de cette Union européenne libérale qu’il faut revoir de fond en comble. La Commission peut bloquer un budget entier s’il ne correspond pas aux absurdes critères de Maastricht, mais elle ne fait rien quand un gouvernement d’extrême droite comme celui qui est au pouvoir en Italie instaure une amende de 5 500 euros contre les citoyens qui sauvent les migrants de la noyade !

Vous êtes l’une des surprises de cette élection. Vos performances médiatiques et le succès militant de votre campagne sont même salués dans la presse. Comment traduire cette dynamique en votes dans la dernière ligne droite ?

Ian Brossat Comme nous n’avons pas eu de candidat à l’élection présidentielle, les sondages ont du mal à nous estimer. Il y a une vraie dynamique de terrain, mais aussi dans les soutiens que nous recevons et qui viennent de toute la gauche. Je suis convaincu que nous pouvons réaliser une belle percée et faire élire des députés européens communistes le 26 mai. Mais beaucoup hésitent encore. Il faut aller chercher les voix une à une. Pour cela, nous avons un outil redoutable : notre téléphone ! Je le demande à celles et ceux qui nous lisent : aidez-nous. Donnez-nous ce petit coup de pouce qui nous permettra de faire événement le 26 mai au soir. Faites l’expérience en appelant vos amis, vos connaissances : nombreux sont ceux qui oublient qu’on vote le dimanche 26 mai. Pour convaincre, nous pouvons revendiquer d’être LA liste repère à gauche. Le PCF est le seul parti de gauche à avoir toujours rejeté les traités européens libéraux. Nous sommes également la seule liste à être composée à 50 % d’ouvrier.e.s et d’employé.e.s. Avec notre bulletin de vote rouge, nous pouvons faire l’Histoire : faire élire Marie-Hélène Bourlard, la première ouvrière au Parlement européen depuis 30 ans. Imaginez une seconde : Marie-Hélène faisant son entrée au Parlement pour porter la voix de ceux qui, si souvent, ne sont pas entendus dans cette instance dominée par les lobbies et les banques. Cela vaut la peine de se battre pour y arriver !

Pensez-vous d’ores et déjà avoir marqué des points en donnant une nouvelle image de votre parti ?

Ian Brossat Le Parti communiste change et, comme le dit Fabien Roussel, il est de retour sur la scène nationale. C’est un acquis de notre campagne, mais c’est surtout un jalon pour la suite. Car la gauche a besoin d’un PCF visible, clair, offensif et rassembleur. La gauche est en crise, il lui faut des repères ! Les Français doivent savoir qu’ils ont une force sur laquelle compter pour reconstruire la gauche de demain, dans la clarté et l’unité. J’ajoute un élément : nous traversons une période où beaucoup de gens doutent de la politique. La confusion généralisée y est pour beaucoup. Rendez-vous compte : 20 % des eurodéputés qui se représentent ont changé de parti depuis la dernière élection. Comment voulez-vous que nos concitoyens s’y retrouvent ? Au moins, quand on envoie des communistes au Parlement, on envoie des gens constants, cohérents, qui ne changent pas d’avis comme de chemise.

Vous avez déjà appelé la gauche – dont les scores additionnés risquent de ne pas dépasser les 30 % – à « retrouver le chemin du rassemblement » après les européennes. Pourquoi ce qui serait possible demain ne l’est pas aujourd’hui ?

Ian Brossat Les élections européennes sont particulières : à un seul tour, à la proportionnelle. Elles poussent à l’émiettement. Il en sera tout autrement pour les élections municipales de 2020. C’est pourquoi je crois fermement à l’émergence d’une volonté bien plus puissante de rassemblement. Je compte y prendre toute ma place, avec mes camarades.

L’abstention s’annonce à nouveau très élevée, en particulier dans l’électorat de gauche, laissant les mains libres au pouvoir macroniste et à l’extrême droite. Quels sont vos arguments pour les convaincre de se rendre aux urnes et d’y glisser un bulletin PCF ?

Ian Brossat Mon argument est simple : 100 % des banquiers, des grands patrons, des actionnaires, des financiers iront voter. Les grands supporters de la droite et de l’extrême droite ne se priveront pas de mettre un bulletin dans l’urne ! Si le peuple de gauche, si les habitants des campagnes et des quartiers populaires restent chez eux, ils laissent la victoire à ceux qui nous écrasent. Et si certains estiment que les enjeux européens ne valent pas la peine de se déplacer dimanche 26 mai, qu’ils réfléchissent : cette fois-ci, ils ont l’opportunité d’envoyer à Bruxelles la première députée ouvrière depuis trois décennies !

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Faut-il se fier aux sondages sur les élections européennes ? Nous votons Ian Brossat

Il y a 34 listes candidates au scrutin du 26 mai prochain, en France.

Quasiment tous les jours, nous avons droit à un nouveau sondage. Finalement à quoi servent les sondages, sinon à modeler les opinions.

D’ailleurs, c’est sur la base des sondages et du nombre de parlementaires que le CSA a décidé du temps d’antenne pour les spots télévisés.

La liste de LREM aura droit à 55 minutes et 53 secondes, devant celle du RN avec 48 minutes et 11 secondes et LR avec 38 minutes et 20 secondes, tandis que celle du PCF conduite par Ian Brossat ne disposera que de 7 minutes et 40 secondes.

Certains osent appeler cela : l’égalité de traitement entre les candidat·e·s.

Pourtant dans cette campagne la liste qui réunit le plus de monde dans ses meetings est celle conduite par Ian Brossat.

Dans le numéro du Travailleur Alpin de ce mois de mai, Marie-Christine Vergiat, députée européenne sortante du Front de gauche depuis 10 ans dans la circonscription Sud-Est qui siège au sein du groupe GUE/NGL, votera Ian Brossat, le 26 mai prochain.

Elle écrit dans sa chronique (extraits) :

 » Quelque chose semble se passer… bouger…
NOUS AVIONS LA MÊME impression en 2009 et elle n’était pas infondée. Je voudrais vous raconter une anecdote qui s’est rappelée à mon souvenir ces jours derniers. Trois jours avant les élections, j’étais interviewée par un journaliste de France 3 en direct de notre meeting de clôture de la campagne, à Lyon. D’entrée de jeu, le journaliste me demande : « Ce n’est pas trop dur de faire campagne quand on est sûre de ne pas être élue ? »
J’avoue que je fus alors profondément interloquée par cette question qui me prenait de court mais j’ai, je ne sais comment, réussi à n’en rien laisser paraître.
Et je lui répondis : « Rendez-vous dimanche soir ». Vous savez ce qu’il advint…
ET JE VOUDRAIS VOUS RAPPELER que le Front de gauche était alors à 3,5 % dans les sondages. Effectivement, je ne devais pas être élue. Et nous avons fini à 6,9 % au niveau national et 5,97 dans la circonscription du Sud-Est…

D’ici là le 26 mai, votons et faisons voter Ian Brossat. Chaque rencontre, chaque débat, chaque occasion peut être saisie pour convaincre un électeur qui serait tenté par l’abstention, qui n’aurait pas encore mesuré combien la dynamique à gauche porte aujourd’hui un nom, celui de Ian Brossat. »

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Meeting du 5 avril 2019, avec Ian Brossat à Echirolles : des forces mobilisées pour créer la surprise !

Les élections européennes se tiendront le 26 mai prochain. Il n’y a qu’un seul tour et le vote se fait à la proportionnelle.

Au cours de l’émission politique sur France 2, Ian Brossat aura été sans conteste le meilleur intervenant de la gauche.

A Echirolles, le meeting du 5 avril avait valeur de test sur la mobilisation militante. Et la salle des fêtes était comble, ce qui augure d’un dynamisme qu’aucun institut de sondage ne pourra mesurer.

A partir de 18H, une table ronde a réuni différent·e·s intervenant·e·s pour aborder la convergence des luttes pour la défense des services publics. La vidéo réalisée d’une durée de 60 minutes montre les aspects évoqués.

A un peu plus de 20H, Renzo Sulli, Maire d’Echirolles, vice-président de la Métropole a assumé l’ouverture du meeting.

Après lui, c’est la benjamine de la liste et plus jeune candidate de France qui vient d’avoir 19 ans, Lucie Martin qui a expliqué les raisons de son engagement sur la liste, l’Europe des gens, pas l’Europe de l’Argent, conduite par Ian Brossat.

Michel Jallamion, ancien dauphinois, actuellement Conseiller régional de Paris, Président de Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des Services publics qui a exprimé pourquoi, il y avait sur cette liste 30% de candidat·e·s non communiste.

Cécile Cukierman, Sénatrice de la Loire, porte parole du PCF et Conseillère régionale d’Auvergne Rhône Alpes a décrit le tournant de la campagne des régionales en 2015, après son passage sur France 3 et l’élection rendue possible de 7 élu·e·s dans notre belle région.

Ian Brossat a terminé l’émission politique à presque 0H30, à 7H30, il était, via France Bleu Isère dans notre département et le soir au meeting, avec encore une sacrée pêche !

Les 6 vidéos ci-dessous retracent les différents moments, de la fin du meeting à la table ronde.

 

 

 

 

 

 

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